Un petit conte pour nos amis Syriens

19 06 2012

Voici un nouveau conte que nous publions avec un petit pincement au cœur en pensant à tous nos amis que nous avons rencontrés en Syrie et dont nous n’avons plus aucune nouvelle depuis de longs mois.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire cette nouvelle aventure…

Le jardin du paradis

Le jardin du paradis

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Portraits de rencontres 2

14 05 2011

Voici quelques portraits en hommage à toutes nos rencontres de voyage, à tous ces beaux moments d’amour qui viennent ponctuer le temps…

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Syrie suite et fin: Damas et Bosra

26 02 2011

Après la calme Palmyre nous voici dans la trépidante Damas. La ville de Damas est fameuse pour ses souks authentiques. Ici, rien à voir avec le grand bazar attrape touristes d’Istanbul. Il s’agit d’un labyrinthe de rues couvertes dans la vieille ville. On y trouve à peu près tout ce que l’on peut vendre à Damas, sauf naturellement ce que l’on ne peut pas vendre à Damas. Le touriste étant une denrée rare ici, on peut y déambuler sans risque de faire importuner à tout bout de champ par des vendeurs trop insistants.

À Damas, il faut également avoir visité la grande mosquée. Les musulmans y viennent de tous les pays en pèlerinage. Vana pour l’occasion, a revêtu une magnifique cape grise recouvrant tout le corps jusqu’aux mollets. Il faut y voir la ferveur pour ne pas dire le fanatisme des fidèles. Ici, un iman apostrophe ses ouailles, les femmes à sa droite et les hommes à sa gauche sagement séparés par une double barrière. Là, des hommes psalmodient des prières dans un balancement frénétique. Là, ce sont les cris des hommes et des femmes en délire qui essayent de toucher le tombeau d’un de leurs martyres dans une bousculade acharnée. Il n’y a guère qu’au Vatican que l’on peut vivre de telles scènes ahurissantes pour un laïque.

Sur la route nous percevons un peu fébrilité. Quelques manifestations commencent à avoir lieu ici ou là, mais à aucun moment nous ne nous sentons menacés. Le printemps arabe commence à faire des émules ici. Il semble que c’est un problème entre eux et que l’étranger n’y est pas impliqué.

Avant de quitter la Syrie, nous nous sommes offert un peu de calme à Bosra, une ville étonnante où les habitantes vivent depuis toujours au milieu de ruines romaines. Ils ont même utilisé de magnifiques colonnes ou d’autres pierres romaines pour bâtir leurs murs ou leur maison. Bosra est également fameux pour son théâtre romain magnifiquement conservé.

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Palmyre

21 02 2011

Palmyre est un des endroits magiques comme il en existe peu sur Terre. Il faut pour y parvenir traverser plus de cent cinquante kilomètres d’un désert aride seulement parsemé de quelques campements de Bédouins. C’est seulement après que l’on pourra admirer un des sites antiques les plus exceptionnels qu’il soit, de par son étendue et l’état de conservation de certains monuments. La température clémente qui y règne en ce moment nous a permis de parcourir tranquillement tout le site à pied et ceci pratiquement seuls.

Ici, le mode de locomotion le plus prisé est la moto à trois ou quatre dessus. La moto étant impérativement recouverte d’un magnifique tapis aussi antique que le véhicule. On pratique également pas mal le déplacement en triporteur toujours splendidement décoré ou en charrette tirée par un âne. Et bien sûr le dromadaire pour le touriste toujours en quête de sensations fortes. Le dromadaire n’est plus du tout utilisé par les Bédouins qui lui préfèrent le camion bien plus utile pour transporter leur bétail ou leurs tentes.

Nous avons ensuite savouré le calme régnant dans l’immense oasis. En déambulant dans la palmerai, nous y avons rencontré kahtan. Il n’est de véritable visite de Palmyre sans une halte dans le jardin du Paradis, de la paix et de l’amitié de kahtan, le Bédouin le plus célèbre de toute la région. Il faut avoir gouté ses dattes, ses olives, son thé et surtout à l’hospitalité syrienne, pour savoir que tout cela n’est pas une légende. S’il lui en reste, il vous vendra volontiers quelques-unes de ses délicieuses dattes cueillies dans son jardin. Une tour météorologique d’une vingtaine de mètres installée dans son jardin permet d’avoir une magnifique vue panoramique sur toute la palmeraie.

Au retour, sur la route de Damas, dans le désert en longeant la frontière irakienne, il ne faut pas manquer le fameux Bagdad Café, planté au beau milieu de désert juste après la route qui mène à Bagdad.

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Alep

17 02 2011

Ça y est, nous sommes bien en Orient ! Alep ou encore Halab, comme on l’appelle ici, notre première étape en Syrie, est une ville vraiment surprenante et la plus dépaysante que nous ayons visitée depuis notre départ de France. Pourtant, notre dernière étape en Turquie, à Antioche, nous avait déjà projetés vers l’Orient. Mais ici, nous sommes propulsés dans un autre monde. Il semblerait que cette ville soit restée suspendue dans le temps depuis toujours. Ce qui contribue à cette impression étrange c’est que tout ici est dans les tons bruns comme le savon d’Alep d’ailleurs.

Le fameux savon d’Alep qui y est bien sûr vendu à tous les coins de rue. Mais, attention, comme nous l’a bien expliqué Mohamed, le patron du camping où nous résidions, il y a savon et savon. Le vrai savon d’Alep doit être fait avec de l’huile d’olive extra pure et avec 30% d’huile de laurier. Tenez sentez-moi ça, nous dit-il en nous tendant un de ces fameux cubes bruns. Ça, c’est du bon. Tenez, voici un savon de qualité ordinaire, sentez la différence. Quand on s’est lavé une fois avec ce savon, on ne peut plus se laver avec autre chose, nous confirme sa femme.

En déambulant dans les rues d’Alep, ce qui choque un peu, c’est que pratiquement toutes les femmes sont bâchées des pieds à la tête à partir de dix ans et pas mal d’hommes également. Vana, un peu mal à l’aise, a commencé à respirer lorsqu’elle a aperçu la première femme normale, comme elle les appelle. Un moment incroyable a été l’appelle à la prière à midi du haut de la citadelle qui domine la ville. Des milliers de haut-parleurs perchés sur leur minaret se mettant à vociférer une prière différente donnant un des brouhahas les plus incroyable qui rappelle un gigantesque bourdonnement d’abeilles à la manière des fameuses vuvuzelas Sud-Africaines.

Mais il y a une minorité chrétienne ici. Nous avons rencontré Antoine, un chrétien catholique, comme il se définit fièrement. Il nous a expliqué un peu la ville, m’a conduit à un distributeur de billets, difficile à trouver ici.

La vie ici y est incroyablement bon marché. Fraichement débarqué en Syrie dans un petit village pas loin d’Alep, déambulant en quête de pain, je me demande à quoi peut bien ressembler ici une boulangerie et à quoi ressemble leur pain. Un vieux pick-up bâché me klaxonne et son chauffeur me cri quelque chose. Je lui fais signe de continuer lorsque réalise qu’il s’agit du boulanger qui vient vendre sa fournée dans le village. Je fais signe à son gamin à l’arrière du pick-up de s’arrêter et lui montre le pain. Il me tend deux gros sacs de pain. Heu, je crois que je vais en prendre qu’un seul paquet aujourd’hui. N’ayant aucune idée du prix, je tends à tout hasard un billet de 200 livres syriennes, soit 3 €. Il me demande quelque chose, je lui fais signe que c’est tout ce que j’ai. Alors, il me rend un tas de monnaies, je vais pour lui dire choukrane, lorsqu’il me rend également quelques billets… Heu choukrane. Je compte ma monnaie, me voilà fixé maintenant, le kilo de pain vaut ici 20 livres. 20 livres c’est également le prix du bus, ou micro comme ils les appellent, pour une demi-heure de trajet.

-p-

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