Good bye Vietnam

14 05 2013

Voilà, aujourd’hui c’est notre dernier jour au Vietnam. Nous partons avec un petit pincement au cœur et la joie de faire une escale en France.

Le Vietnam, un pays attachant et mystérieux pour nous. Ici, l’on mange à toute heure dans la rue assis sur des tabourets de 20 cm de hauts, l’on gare les scooters dans la salle à manger ou dans les magasins, l’on se promène avec le casque moto sur la tête, les femmes sont habillées de pyjama, les hommes descendent les verres de vin de riz et les caisses de bières à une allure incroyable, l’on vend du chien rôti et d’autres mets bizarres dans la rue, les maisons et immeubles font pratiquement toujours 4 mètres de large mêmes si elles font 15 étages et 50 mètres de long… Mais le Vietnam est un pays qui bouge à une vitesse folle, qui a pris le train du progrès en marche et ne se contente pas de le regarder passer.

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À la rencontre des ethnies minoritaires du Vietnam

1 05 2013

Juste un petit post pour vous dire que nous sommes actuellement et pour une dizaine de jours dans les montagnes du nord-est du Vietnam, pas très loin de la frontière chinoise à la rencontre des ethnies minoritaires. Il existe au Vietnam une cinquantaine d’ethnies dites minoritaires, dont certaines ne sont que quelques centaines d’individus. Chaque ethnie parle leur propre langue, porte leur costume, et possède leurs propres coutumes et habitation. La plupart parlent uniquement leur dialecte. Pour l’instant, ces ethnies sont assez épargnées, car l’accès dans ces montagnes est assez difficile, ce qui les protège du tourisme de masse.

Les jeunes enfants sont maintenant (normalement) scolarisés et apprennent le vietnamien. Les jeunes commencent à s’occidentaliser et portent parfois des jeans sous leurs habits traditionnels. Je pense que d’ici quelques années, ces minorités auront disparu pour se fondre dans la masse. C’est toute une richesse qui disparaitra.

Difficile à dire si c’est une bonne chose, vu les conditions moyenâgeuses dans lesquelles ils vivent actuellement. Mais peut-être, ce serait une bonne chose que l’UNESCO classe ces ethnies patrimoine immatériel de l’humanité pour préserver un peu leur culture.

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Nouvelles en directe du Vietnam

13 04 2013

Nous voici depuis plus d’un mois au Vietnam, un pays assez sympathique à visiter, si ce n’est les quelques villes extrêmement touristiques ; les Russes ayant envahi les plus belles plages du Vietnam. Mais heureusement, il existe encore des endroits vierges de touristes, comme Quy Nhon (prononcer Oui Nion), où la population est accueillante, où l’on mange très bien et la vie est extrêmement bon marché, bien que rien ne soit jamais bien cher au Vietnam, même dans les endroits très touristiques. Les Vietnamiens sont assez sympa dans l’ensemble, mais rien à voir avec la franche amitié des Cambodgiens

Une chose marrante ici est que l’on se ballade avec des millions de dongs, la monnaie locale. On a vraiment l’impression de jouer au Monopoly avec tous ces millions de pépètes dans les poches. Ha oui, il faut que l’on vous dise qu’à force de changer de monnaie chaque fois que l’on change de pays, l’on a adopté la pépète comme monnaie locale. Seul le cours de la pépète change en fonction du pays. C’est plus simple. Ici, un million de pépètes vaut à peine 35 €. Pour un repas à deux, il faut compter dans les 100 000 à 200 000 pépètes, c’est-à-dire entre 3,5 et 7 €. Pour ce prix-là, vous pouvez avoir boissons comprises, ce que l’on appelle en France une fondue vietnamienne et ici un « Hot Pot » avec toutes sortes de fruits de mer. Un délice à tomber le cul par terre.

Le Vietnam est en pays qui bouge. Ici, l’on construit de partout, même s’ils affirment subir la crise avec une croissance – qui ferait rêver l’Europe – de seulement 5 %. Ici, l’on ne voit pratiquement jamais de mendiant. Nous n’en avons vu qu’un seul en un mois, et encore il vendait des babioles. Sans doute, un avantage de leur communisme assez soft à moins qu’ils ne soient enfermés quelque part. Mystère ! Enfin, soft pas trop quand même, car ici Facebook est prohibé, jugé trop subversif et dangereux par le parti et tous les jours les hôteliers doivent se rendre à la police avec tous les passeports de leurs hôtes. Mais, à part cela, rien ne permet vraiment de dire pour un visiteur lambda que l’on se trouve dans un pays communiste.

Voici maintenant beaucoup de photos sur la vie au Vietnam. Dans l’ordre : des cours de gym gratuite dans les parcs à Saigon, la bière Saigon rouge ou verte… une institution, la vie dans la rue, un musée de la guerre du Vietnam que l’on pourrait appeler le musée des horreurs et qui rendrait antimilitariste le moindre de nos généraux à la vue des victimes de malformations incroyables depuis plusieurs générations après que les Amerloques aient balancé leur agent orange et toutes les autres saloperies, une balade au marché chinois de Saigon avec des bocaux remplis de ce qu’il faut : toutes sortes de reptiles, scorpions ou autres animaux sympathiques, la visite des tunnels qui formaient pendant la guerre une véritable ville souterraine et dont l’entrée laisse pantois un Brésilien de rencontre, des herbes que l’on fait sécher à même la rue, une fabrique de tofu, des familles avec toujours plein d’enfants partout, une fabrique de brique où l’on utilise la balle de riz comme combustible, les masques portés par une grande partie de la population, des temples bouddhistes, des marchés, des étudiants jouant au loto dans la maison où a vécu Marguerite Duras avec son amant, les bus assez folklo avec des vendeurs de tout et de n’importe quoi qui n’arrêtent pas de monter à chaque arrêt, un Christ rédempteur plus grand que celui de Rio et oui ! des joueurs de jeu de dames vietnamiennes partout dans les rues, une rivière des fées, des pêcheurs, partout des pêcheurs, beaucoup dans des bateaux paniers qui avancent avec une seule rame à une vitesse incroyable, des poissons qui sèchent de partout, une dune où l’on vient admirer le couché de soleil, de sympathiques enfants qui rigolent en voyant nos poils et nous appellent des « monkey », car les Vietnamiens n’ont pas de poils, encore des hot pots, une maison folles qui laisserait rêveur Gaudi… et bien d’autres choses.

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Les marchés flottants du delta du Mékong

1 04 2013

Voilà bien une petite vingtaine de jours que l’on a posé le pied sur le sol vietnamien, que l’on s’chope des suées à Saigon, que l’on côtoie du russe bien lourdaud qui ont fait des plus belles plages du Vietnam leur Côte d’Azur hyperbétonnée. Eh oui,  Gooood morning  Vietnam ! Je vous raconterai tout ça en détail, un autre jour, si vous y tenez, mais aujourd’hui je vous emmène en ballade. Une ballade exotique et mémorable dans les marchés flottants du delta du Mékong qui offrent un spectacle unique, étonnant et authentique.

Can Tho au petit matin, cinq heures et demie, un jeune Vietnamien vient nous chercher et nous sautons dans une barque menée par une femme que nous distinguons à peine dans la pénombre. Hé oui, ici, c’est généralement les femmes qui conduisent les bateaux. Il fait encore un peu frais lorsque nous remontons un des bras du Mékong ; mais déjà, le soleil perce la végétation luxuriante, réchauffant aussitôt l’atmosphère. Nous croisons quelques embarcations à rames ou à moteur, des maisons sur pilotis, des familles vivant sur des bateaux ancrés le long des rives. De temps en temps, le moteur calle ; il faut alors enlever les algues, plantes aquatiques ou autres plastiques pris dans l’hélice.

Nous sommes partis sans prendre de petit-déjeuner, aussi nous nous arrêtons au premier troqué sur la route : comprenez une petite embarcation qui aussitôt s’amarre à couple à notre bateau. La jeune barmaid nous sert deux cafés bien chauds que nous avalons avec des petits pains. Ça fait du bien !

Après trois quarts d’heure de navigation sur les canaux et les bras du Mékong, nous atteignons enfin le marché flottant de Cài Râng: le plus grand marché flottant du delta. Celui-ci vend des fruits et légumes en gros. Les bateaux lourdement chargés attendent les acheteurs et négociants qui iront ensuite revendre leur marchandise dans tous les marchés de la région, à Saigon ou même à prix d’or dans nos grandes surfaces.

Pour identifier la marchandise de chaque bateau c’est très simple : une perche en bambou est dressée à l’avant, arborant tel un étendard les fruits ou légumes vendus : oignons, patates douces, courges, pastèques, ananas, bananes, pomelo, durian… enfin tous les fruits et légumes qui poussent dans la région, c’est-à-dire à peu près tout, même des choses inconnues chez nous.

C’est lourdement chargé que tous ces bateaux attendent d’avoir épuisé leur stock pour repartir faire le plein. Ils peuvent ainsi rester plusieurs jours ici et ne repartiront que les cales vides. Toute la famille vit à bord, parfois à couple d’autres bateaux, créant ainsi une petite communauté flottante, évoluant au rythme des départs et nouveaux arrivants. Une fois vide, il leur faudra parfois plus d’une semaine pour remonter le Mékong, refaire le plein de marchandise et revenir.

Nous partons ensuite pour un autre marché bien différent : le marché de Phong Dien. Celui-ci est un marché où tous les habitants du coin viennent faire leurs courses. On y vient en bateau ou bien en ferry faire ses achats depuis la rive. Il y règne une ambiance de… marché, ça interpelle le passant, ça discute les prix ou autre chose, enfin comme dans tous les marchés du monde. Nous achetons quelques délicieux fruits pour terminer notre petit déjeuner avant de reprendre le chemin du retour, car le soleil commence à cogner durement malgré nos chapeaux pointus turlututu.

Les marchés flottants de Can Tho, une visite à ne pas manquer si vous passez dans le coin.

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